Guide · mis à jour le 9 octobre 2026 · 3 min de lecture

Devenir chauffeur de voiture radar

Les sociétés qui conduisent les voitures radars pour l'État recrutent des chauffeurs dans 86 départements. Le métier consiste à rouler seul, sur des parcours imposés, de jour comme de nuit. Voici ce que demandent les offres publiées, ce qu'elles paient, et qui recrute.

En quoi consiste le travail

Le chauffeur conduit seul une voiture banalisée qui appartient à l'État. Il suit le parcours affiché sur le GPS, fixé à l'avance à partir des plans de contrôle des préfectures, et met le radar en mode contrôle en arrivant dans la zone prévue. Avant de démarrer, il souffle dans un éthylotest antidémarrage. Un coordinateur le suit en temps réel par géolocalisation.

Il ne règle pas le radar et ne sait pas quels véhicules ont été flashés : le flash est invisible et les infractions partent directement vers le centre de traitement de Rennes. Il doit rouler normalement, dans le flot de la circulation ; sa société est pénalisée si la voiture roule à une vitesse inadaptée ou sort du parcours.

Les conditions demandées

Aucun texte public ne fixe d'agrément officiel pour ces chauffeurs : les conditions sont celles des employeurs. Les offres publiées depuis 2021 demandent presque toutes :

  • le permis B depuis au moins trois ans ;
  • au moins 10 points sur le permis ;
  • un casier judiciaire vierge.

Une expérience de la conduite professionnelle est appréciée. Certaines offres mentionnent la carte professionnelle du CNAPS, l'organisme qui encadre les métiers de la sécurité privée : « indispensable » dans une annonce de 2021 dans la Meuse, souhaitée « idéalement » dans une annonce de 2025 à Quimper.

Les horaires

Les voitures roulent tous les jours : en semaine, le week-end et les jours fériés, de jour comme de nuit. Le contrat normand de 2017, consulté par Caradisiac, prévoyait des créneaux de jour (6 h à 21 h) et de nuit (21 h à 6 h). Les offres annoncent des plannings variables.

Le salaire

  • Offre Mobiom à Quimper, mai 2025 : 1 870 € brut par mois, une prime mensuelle de 250 € brut et des indemnités de repas.
  • Meuse, 2021 : 1 800 € par mois dans une offre en CDI ; la même année, L'Argus chiffrait le salaire chez Mobiom à 22 000 € brut par an, hors repas.
  • Fiche métier de la Région Sud : un salaire médian à temps plein de plus de 1 600 € net par mois.

Les postes sont le plus souvent en CDI. Rien n'indique que la prime citée dépende des flashs : le chauffeur ne connaît pas le nombre d'infractions, et l'État exclut toute rémunération des sociétés au nombre de flashs.

Qui recrute

SociétéRégionsOù postuler
Mobiom (Challancin Accueil et Services)Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne-Franche-ComtéRubrique « Recrutement » du site mobiom.fr
OTC (groupe Oviance)Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d'AzurAuprès du groupe Oviance, maison mère d'OTC

En 2025, Mobiom publiait des offres à Quimper, Besançon, Chartres, Angers, Laval ou Auxerre ; en 2021, à Thionville, Sélestat, Langres, Châlons-en-Champagne et Verdun. Les annonces paraissent aussi sur les sites d'emploi, sous l'intitulé « conducteur de voiture radar ».

Les inconvénients du métier

Le chauffeur passe de longues heures seul au volant, souvent la nuit et le week-end. Le métier attire aussi l'hostilité : en 2022, le ministère recensait une cinquantaine d'incivilités par mois contre les chauffeurs, dont un cinquième d'actes dangereux. L'État refuse pourtant de signaler les voitures.

Pour comprendre l'organisation d'ensemble, lisez voitures radars privées : qui les conduit, et où.

Sources

Guides

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