Ce que contrôle un radar tronçon
Le radar tronçon, que l'administration appelle radar de vitesse moyenne, ne mesure pas la vitesse à un endroit précis. Il calcule la vitesse moyenne d'un véhicule entre deux points. Freiner devant l'appareil ne sert donc à rien.
Comment il fonctionne
À l'entrée et à la sortie de la section, une caméra lit la plaque d'immatriculation et note l'heure de passage. L'appareil de sortie calcule la vitesse moyenne à partir de la distance et du temps écoulé. Sur l'avis de contravention, le lieu de l'infraction est le point de sortie.
Comment le reconnaître
- Deux installations, une au début et une à la fin de la section contrôlée.
- Un panneau d'annonce, comme pour tout radar fixe de vitesse.
- Des emplacements choisis sur des portions dangereuses (virages, descentes) ou des ouvrages : ponts, tunnels, viaducs.
La marge retirée
La même que pour les autres radars fixes, appliquée à la vitesse moyenne : 5 km/h sous 100 km/h, 5 % au-delà.
Depuis quand, et jusqu'à quand
Le premier radar tronçon a été installé le 20 juin 2012 sur la RN 57 à Beure, près de Besançon. D'après L'Argus, leur nombre a culminé à 103 en 2017.
Ils disparaissent : 69 fin 2024, 66 fin 2025, et le budget de l'État n'en prévoit plus que 20 fin 2026 et 10 fin 2027. Le projet de budget 2027 l'écrit sans détour : « ces matériels, obsolètes, sont remplacés par les autres technologies », et « un matériel de remplacement est en cours de conception ». La presse désigne l'appareil actuel sous le nom de Mesta 5000 Smart.
Sources
- Sécurité routière : radars de contrôle de la vitesse fixes
- ANTAI : les radars en France
- Sécurité routière : historique des radars
- Rapport annuel de performances 2025 : compte « Contrôle de la circulation et du stationnement routiers »
- Projet de loi de finances 2027 : même compte
- L'Argus : « Info ou intox : les radars tronçons vont disparaître » (16 avril 2023)